Shisei

Le Shisei
Bah moi je suis pas encore 2ème kyu alors je peut difficilement écrire un article moi-même sur le sujet, donc voici un article tout fait... le site est en lien en bas je vous invite à aller jetter un coup d'oeuil :D

Le Shisei signe la qualité de l'esprit de l'Homme et de sa pratique.
(Sources : NEIGE Robert 5 Dan et FRIEDERICH Hervé 5 Dan)
L'esprit transparaît à travers le corps. Il y a autant de Shisei que d'attitude d'esprit. Le bon Shisei, est un constat, plus qu'un outil pédagogique porteur. Les Maîtres affirment toujours que le simple fait de voir le postulant marcher, évoluer, il affirme son grade.
L'agressivité, la vanité, l'orgueil, la timidité, l'humilité, la gentillesse modèlent le corps en une forme déterminée. Cette forme est perçue par l'homme d'expérience qui voit qui est face à lui, sans y mêler une psychologie hasardeuse.
Du Samurai agressif et hautain inspirant la peur (Jutsu), on est passé au Maître puissant, froid préservateur de la vie ( Do ), au Shisei de l'Aikido communicatif, énergétique et amical transpirant la vie et la santé.
L'homme vit, cultive ses passions ou ses devoirs, et acquiert un certain Shisei, qu'il ne façonne pas mais qui s'impose naturellement.
Il y a à terme parfaite adéquation entre le Shisei et la finalité de la pratique étudiée. Le Shisei signe la qualité de l'esprit de l'Homme et de sa pratique.
Plus globalement, le soleil a son propre spectre électromagnétique, qui s'impose et qui génère avec ce qui l'entoure, une relation, une vie particulière. Certaines étoiles émettent un spectre autre, qui traduit une qualité et une quantité énergétique différente, d'autres effets, d'autres relations induites, certainement d'autres formes de vie. Il en est de même de l'homme. Ce Shisei guide notre vie quotidienne, en éloignant certains événements, certaines personnes, et en attirant d'autres. C'est donc bien en cela un élément résultant du type de pratique effectué.
A cette notion de Shisei, il faut ajouter, pour les méthodes à tendance religieuse, le cérémonial ou « Etiquette ». Ils constituent pour ces méthodes, un moule préformé, avec références historiques, qui oblige le corps du pratiquant à s'y conformer, forçant ainsi une attitude de corps. Cette forme ensuite doit être remplie par le travail, la réflexion, le recueillement. C'est la voie somato-psychique, l'action du travail du corps sur l'esprit. Lorsque le corps a formé l'esprit, ce mouvement devient naturel et non plus une forme stéréotypée.
!Le site où G trouvé l'article!

# Posté le vendredi 17 février 2006 17:44

Modifié le lundi 20 février 2006 09:50

Ma aï

Nous voilà en plein coeur du 2ème kyu, monde qui m'est encore totalement inconu! Alors plutôt que d'essayer de vaguement interpréter les choses je préfère laisser d'autre les dire à ma place. Article tiré d'ici

Le Ma-aï

Le Ma-aï représente sur le tapis, la distance à laquelle se tiennent Uke et Tori tout le long de leurs échanges. Cette distance varie en fonction de facteurs physiques, bio-mécaniques (grandeur, arme), de facteurs psychologiques (peur, agressivité, vanité), techniques (débutant ou avancé) et pour finir des situations. Toute rupture de Maai durant l'exécution d'une technique la rend immédiatement martialement incohérente.
(Sources : NEIGE Robert 5 Dan et FRIEDERICH Hervé 5 Dan)
Pédagogiquement, on le dit être la distance minimale qui oblige à faire un pas pour donner Atémi. Cette distance peut être affinée et peut-être mieux perçue par certains dans le travail aux armes (Objectif secondaire).
Chaque situation d'équilibre génère ou est générée par un Maai unique. La distance entre la terre et la lune n'est pas une donnée de base, mais l'expression de la loi fondamentale de la gravitation. C'est cette gravitation qui est théorie de base et non les 300 0000 Kms environ qui séparent ces deux planètes. Cette loi gravitationnelle s'exprimant entre le soleil et Venus nous donne une toute autre distance. Dans ces deux cas, il y a équilibre, harmonie, Union en un système cohérent, lui-même faisant partie d'un immense système unit et cohérent.
Cette loi gravitationnelle au niveau de l'aïkido peut être comparée à ATEMI. Elle génère un Maai, une distance. La loi (Atemi) n'est donc pas à confondre avec son effet (Maai).
Le Maai est l'expression d'un équilibre de conflits. En fait la lune continue à tourner autour de la terre parce qu'elle ne cesse de vouloir tomber sur cette terre. Seule sa vitesse de rotation (son mouvement) l'y en empêche en permanence. Ce système Terre-Lune est un équilibre qui préserve la vie sur notre planète. Si ce satellite partait, ou se rapprochait trop de la terre, il est évident que notre vie serait modifiée (création d'une autre forme), ou simplement annulée.
Plus proche de nous, la rupture de Maai avec votre conjoint engendre la vie. Sa rupture brutale sur l'autoroute provoque la mort. On retrouve bien ici le principe d'Atemi Aïkido et son originalité. L'Atémi Jutsu donne la mort, l'Atémi Aïkido donne la vie ou la mort. C'est à comparer également aux points vitaux de l'homme qui sont les mêmes pour ces deux fonctions. L'Aïkido doit permettre la liberté de ce choix. Pour que cette liberté soit réelle, il faut être capable de donner la mort comme de donner la vie. C'est en cela que l'Aïkido est non violent : le pratiquant fait le choix de la vie mais potentiellement il pourrait donner la mort.
Atémi permet donc l'évaluation exacte de Maai. Nul ne peut, durant sa vie quotidienne maintenir en permanence un Maai adéquat. Que l'on soit dans le métro, dans une queue de spectacle en ville, dans les bras de son conjoint le soir, le Maai dans ces situations, s'impose à l'homme « social ». Il serait illusoire dans la société actuelle d'affirmer ne jamais avoir eu à se trouver dans ce genre de situations de rupture de Maai. Le travail ne consiste donc pas à éviter ces situations, ni à essayer de garder son Maai dans la cohue du métro, mais bien à apprendre à gérer ces ruptures de distance le plus harmonieusement possible, car elles sont devenues naturelles et incontournables, et pas toujours conflictuelles mais quelques fois dangereuses.
En résumé, ces situations sont de deux types :

* Le Maai est rompu volontairement, vous imposez cette situation.
* Le Maai est rompu intempestivement, la situation s'impose à vous.

L'Aikido donne deux moyens = Irimi et Tenkan.

* Irimi : est l'intrument de rupture volontaire du Maai (changer la situation).
* Tenkan : est l'instrument d'adaptation active à la rupture intempestive du MAAI (ne pas changer la situation)
* Prévue = Omote - imprévue = Ura

Sur le tapis, lorsque le Maai est rompu par Irimi, votre partenaire doit être déjà projeté ou en cours d'immobilisation. Plus accessoirement, décider du bien ou du mal est l'exercice d'Irimi dans la vie courante.
La liberté de décider de la vie ou de la mort est l'exercice d'Irimi dans l'Art Martial.

# Posté le vendredi 17 février 2006 17:43

Modifié le lundi 20 février 2006 09:59

Maru/ Shikaku/ Sankaku

Maru/ Shikaku/ Sankaku
Maru = cercle

Sankaku = triangle

Shikaku = carré



Sankaku c'est le triangle, mais c'est aussi l'Homme, le corps devrait être triangulaire. Le triangle représente la production d'énergie et la position physique la plus stable.
Shikaku c'est le carré mais aussi la terre. Le carré représente la solidité, la base permettant d'appliquer le contrôle, celui-ci est définit par 4 points.
Maru c'est le cercle et le ciel. Le cercle symbolise la sérénité, la perfection, source de technique illimité; celui-ci est définit par une infinité de points.

L'aïkido aide à faire passer le triangle, l'Homme, du finit (carré) à l'infinit (cercle).

Comme pour shin/gi/taï ce principe traite de l'étape du développement de l'aikidoka.
Au début, on commence en tant que carré, on travaille en force et rigoureusement, on regarde le poignet du uké qui nous saisie.
Ensuite, on est triangle, c'est toujours rigoureux mais ce n'est plus de la force, c'est du kokyu, on regarde le bras du uké qui nous saisie.
Enfin, on finit cercle, on ne pense plus aux techniques, celles-ci viennent d'elles même avec le kokyu nécessaire et on ne regarde plus la saisie mais l'ensemble de l'attaque, l'origine de l'attaque (l'épaule par exemble, ou son uké).


Pour illustrer le propos voici une partie d'un article trouvé ici, extrait d'un entretient entre Itsuo Tsuda et Claudine Brelet-Rueff:

"Visualiser constitue l'un des aspects du Ki. La visualisation joue un rôle fondamental, primordial dans l'Aïkido. C'est un acte mental qui produit des effets physiques. La visualisation fait partie de l'aspect "attention" du Ki. Lorsque l'attention est Iocalisée, arrêtée au poignet, par exemple, la respiration devient superficielle, perturbée... on oublie tout le reste du corps. Maître Ueshiba répétait toujours: "Maru, sankaku, shikaku", soit: "Cercles, triangles, carrés..." Si toute l'attention est bloquée au poignet qui vient d'être saisi par l'adversaire, à moins qu'il ne soit faible, il faut mobiliser tous ses efforts musculaires pour se dégager. Si, au contraire, on visualise un grand cercle, comme un arc-en-ciel passant au-dessus de sa propre tête, en expirant par le bout des doigts pour dessiner le cercle visualisé et que, lorsque la main passe verticalement au zénith, on déplace le pied du même côté en arrière tout en continuant de décrire ce cercle, l'adversaire chute en arrière en lâchant le poignet."

# Posté le vendredi 17 février 2006 17:41

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 14:34

Shin/ Gi/ Taï

Shin = l'esprit.
Gi = la technique.
Taï = le corps.

Le shin/gi/taï c'est l'union de l'esprit de la technique et du corps. C'est l'idéal recherché par les aikidoka et pratiquants d'arts martiaux plus généralement.
Ce principe est en rapport avec les étapes de développement de l'aikidoka au court de sa pratique.

Au début, l'aspect le plus fort de la pratique est le Taï, le corps. La recherche est surtout axée sur le travail du corps, canalisation de l'energie, capacité respiratoire, synchronisation psychomotrice, endurance, souplesse, etc...

Ensuite, le travail est axé principalement sur le Gi, la technique.
Le corps est prêt, la pratique s'oriente sur la recherche du but, de l'action, l'efficacité, le centrage, la verticalité, le placement, le déséquilibre, l'engagement du corps, (etc...) dans les techniques.

Enfin, la pratique s'axe sur la recherche de l'esprit, le shin.
Les techniques sont assimilées, la recherche est dirrigée vers la spontanéité, la faculté à improviser dans une situation, ne pas se mettre en danger, réagir, ne pas faire les techniques machinalement.

L'idéal recherché est une parfaite union de ces 3 principes, alliant esprit/technique/corps dans un bon équilibre.

Lors d'un passage de grade, l'évaluation du shin/gi/taï, repose sur la capacité du pratiquant à être physiquement au niveau, s'il gère sa respiration, n'est pas trop épuisé (Taï), si techniquement le pratiquant est juste, justesse des mouvements, des placement, s'il ne se met pas volontairement en danger (Gi) et si sa pratique est vivante, s'il est présent, dans la capacité de répondre/réagir à une situation (shin).

Pour une conpréhension plus complète, un petit lien
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# Posté le vendredi 17 février 2006 17:40

Modifié le lundi 27 février 2006 11:57

Kokyu et ki

On passe au 3ème kyu! C le grade que je présente en juin héhé, donc pas le droit à l'erreur, les com st les bien venu!

Ko= expirer
Kyu=inspirer
Le kokyu c'est la force de respiration; respirer d'une façon consciente et profonde. En aikido, mettre du kokyu dans une technique signifie faire le mouvement dans une respiration, c'est à dire suivre son rythme.

"Une action ou technique qui se fait en pensant est hors rythme. Une action ou technique machinale, est morte."

Lorsque l'on débute l'apprentissage de l'aikido, on est amené à réfléchir beaucoup à ce que l'on fait, à la place des pieds, des mains, du corps. Le travail de la technique est une contrainte de l'esprit sur le corps, le principe du kokyu est de se libérer de cette emprise, de ne plus penser ni réfléchir à la technique et d'acquérir un rythme naturel, vertical, qui nous est propre. La technique vient alors toute seule, on devient "en rythme" car on laisse le corps s'exprimer librement.

"Une technique peut se penser, se prévoir, se calculer, mais son rythme ne sera jamais juste."

Par exemple: dans l'étude de la coupe au bokken, réfléchir au placement de ses pieds, au chemin que le bras parcourt, veiller à ce que le bokken ne tombe pas, (etc...) gène la coupe: nos bras sont tendus, raidi, crispés, et la coupe n'aura pas d'efficacité, elle ne sera pas "puissante", elle sera tout simplement vide (c'est ce que l'on appelle une action ou technique machinale et morte). Pour déployer la coupe, il est important de laisser son corps l'effectuer avec naturel, dans le rythme. Dès lors, la puissance donné au mouvement et par le mouvement pourra se transmettre au bokken et on aura une coupe efficace (diffusion du ki) . Pour développer le kokyu il faut d'abord écouter son corps.

"La respiration, le Kokyu, c'est le secret ultime de l'apprentissage"
"Avoir le kokyu, c'est aussi avoir "le tour de main", le truc..."


Quelqu'un m'a dit que celon lui le kokyu était "l'énergie du centre" et "l'essence même de l'aikido". Je pense que c'est assez juste; quand on parle de l'efficacité d'une technique, on parle de sa faculté à y mettre du kokyu. C'est quand on commence à mettre du kokyu dans une technique que l'on commence à réellement faire de l'aikido, avant on ne fait qu'aprendre un mouvement mécanique. Je crois qu'il ne serait pas faux de dire que le kokyu est l'énergie motrice de l'aikido, non?


La relation entre kokyu et ki:

"L'Âme gouverne le corps, mais c'est le Ki qui le dynamise." Mitsumi Saotome

Grâce au kokyu, le ki se rassemble dans le Hara, le ventre, centre du corps et siège principale du ki.
le Kokyu, permet la circulation du Ki (énergie vitale/souffle) à travers tout le corps, et doit
en théorie accompagner chaque mouvement.
En effet, un bon placement du corps au bon moment, permet la diffusion harmonieuse du ki dans l'ensemble du corps, cette diffusion donne l'efficassité à une technique.


Le Kokyu Ho est un exercice permettant de développer sa respiration.
Les Kokyu Nage sont des techniques permettant de déployer le kokyu et de le laisser s'exprimer. ils sont une bonne illustration de la puissance du souffle et de son efficassité.



Pour en savoir d'avantage sur le kokyu:ici ou encore

# Posté le vendredi 17 février 2006 17:34

Modifié le dimanche 05 mars 2006 05:12